2016-2017_ Ici, maintenant ? A chat perché

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L’Atelline a proposé à l’Agence de Géographie Affective de poser ses valises à Castries, dans l’ancienne école maternelle du Chat Perché aujourd’hui appelée la Communale, afin d’en réaliser le portrait sonore. Depuis octobre 2016, différentes résidences de recherche, d’immersion et de création ont permis à l’Agence de Géographie Affective de chercher à mettre au jour ce que le lieu nous raconte, habité de ses souvenirs et révélant plusieurs strates d’histoires. Comment sa transformation nous interroge sur notre rapport au monde.

Ici, maintenant ?, c’est une mise en situation dans un lieu choisi pour son histoire, ses rumeurs, ses usages passés et sa fonction présente, ainsi que ses projections, sa capacité à rassembler et à créer de l’imaginaire à partir du réel.
Ici, maintenant ?, c’est dresser un portrait sonore d’un lieu à partir d’une parole, d’un ressenti, d’une rencontre, d’une expérience éprouvée. C’est créer un trouble entre ce qui est réel et ce qui ne l’est pas.
L’Agence de Géographie Affective se sert d’une écriture documentaire et fictionnelle pour faire naître un imaginaire. Olivier Villanove, Christophe Modica et Anne-Laure Manoury composent avec le lieu, avec son architecture, avec son histoire, mais aussi avec l’instant présent. Ils invitent le réel comme un partenaire de jeu.

 

L’Agence de Géographie Affective

L’Agence de Géographie Affective est un projet né à l’occasion d’une intervention sur le quartier de la Benauge à Bordeaux en décembre 2008.
C’est une histoire de rencontre.
Rencontre d’abord entre deux pratiques, celle d’un conteur et d’un preneur de son. Rencontre de questionnements, sur la place de l’intime dans la vie publique, sur les espaces que l’on partage. Projet artistique et culturel contextuel, qui se dessine au long cours, il a vocation à aller à la découverte de situations et de contextes variés. Chaque intervention n’a pas de formes prédéfinies, et s’invente en regard d’une situation.

« Nous vivons aujourd’hui dans l’apparence d’un monde sans terra incognita. L’espace que l’on partage aurait livré tous ses mystères, tout aurait été mesuré, parcouru, arpenté.
Que nous reste-t-il alors à découvrir ?
Nous pensons qu’il reste des portions d’espaces entiers à arpenter, que l’espace habité possède en lui-même la capacité de générer de l’affect, que les lieux se chargent des histoires que l’on y projettent, que les souvenirs s’inscrivent dans les murs, que les projets et les désirs que l’on y fait s’inscrivent dans le paysage.
C’est ce voile immatériel, ce calque profondément intime qui se posent sur les lieux que l’agence de géographie affective se propose d’explorer, et de cartographier. Au centre de ces questionnements, que ceux-ci passent par le filtre du conte ou se donnent à entendre, c’est la question d’une parole adressée qui nous rassemble. »

Christophe Modica, musicien faiseur de sons
Olivier Villanove, Conteur tout terrain
Anne Laure Manoury

 

L’écriture in situ : le protocole

L’immersion

Se fondre dans l’endroit, s’inspirer, éponger pour que naisse une écriture. Il s’agit de prendre le pouls de l’espace et de le faire respirer de sa propre musique. Le protocole d’entrée dans le lieu nous permet de découvrir sa sonorité et de révéler son histoire. L’écriture naît par, dans et avec l’endroit.
Comment l’écriture peut-elle venir faire corps dans celui-ci ? Qu’est-ce que le lieu nous raconte lors de notre première découverte ? Qu’entendons-nous alors ? Quelles sont les évocations ? Qu’est-ce qui se révèle à nous ? Voilà des questions qui animent l’Agence quand elle découvre un lieu.

La collecte
L’Agence de géographie affective invite des habitants, des enfants, à venir déambuler ou s’amuser dans le lieu avec eux. Ils enregistrent ces moments de découvertes. Les déplacements des corps, les rires, les courses dans l’espace, les cris qui résonnent, les objets qui frottent sur le sol, les paroles sont autant de bruits dont l’Agence se servira ensuite dans le portrait sonore. Rencontrer des personnes qui ont un rapport sensible avec le lieu, les enregistrer in situ. Les écouter parler de cet endroit à travers leurs vécus et leurs usages. Ils peuvent être des experts, historiens, architectes, sociologues ou des usagers qui ont travaillé, vécu, sué entre ces murs. Ce sont eux que nous entendrons dans les entretiens enregistrés diffusés durant les représentations.

Le déroulement

3 périodes de résidence sur le territoire de Castries :

  • du 3 au 7 octobre 2016
  • du 6 au 10 mars 2017
  • du 10 au 15 avril 2017

 

Ce qui nous intéresse

Ici, maintenant ? Propose une mise en récit, grâce à l’immersion et la collecte, d’un espace quotidien en transformation, d’un élément central de la vie d’un village : une ancienne école maternelle. Le projet interroge également le rapport à l’école, à l’éducation en général mais aussi la transformation, l’avenir, l’espoir. Proposer à une commune une présence artistique régulière et la production et diffusion d’une œuvre in situ.

En bref

  • 3 semaines de résidence in situ à Castries
  • 1 sortie de résidence, 1 avant-première et 4 représentations
  • Le portrait sonore entre réalité et fiction d’une ancienne école maternelle

Infos pratiques

mercredi 7 juin (10h et 18h30) et jeudi 8 juin (10h et 19h30) 2017  : 1ères Représentations du spectacle Ici, Maintenant ? A chat perché  – Castries – (durée environ 1h) >> SUR RESERVATION à contact[@]latelline.org ou 04 99 54 69 07

Représentations accueillies avec le soutien de l’OARA – Office Artistique de la Nouvelle Aquitaine 

10 au 14 avril 2017 Résidence de création + avant-première à la Communale – ancienne école du Chat Perché – Castries

6 au 10 mars 2017 Résidence de travail documentaire à la Communale – ancienne école du Chat Perché – Castries

3 au 9 octobre 2016 Résidence de recherche à l’ancienne école du Chat Perché – Castries

Les partenaires de l’aventure

La Ville de CastriesMontpellier Méditerranée Métropole et tous les acteurs et habitants rencontrés.

Ici, maintenant ? est coproduit par la Paperie (Anger), la maison du conte (Chevilly Larue), Le Libournia (Libourne) et reçoit le soutien de la DRAC Aquitaine,  l’OARA et l’Iddac.